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Le récit et
les photos par AL-CAB et DEVIN
Les solutions par MAX VALENTIN
Dernière minute !
La remise de la Tête de Chrysomallus !
copyright textes et photos par les gagnants de la chasse : AL-CAB et DEVIN
Jeudi 23/12/1999.
Réveil réglé sur 4 heures du mat.
Pas de rasage, pour garder l’influx…
Méga caoua, quelques taffes pour réactiver les neurones…
Check-list : attirail complet du terrassier de précision, OK ;
chaînes, snow-boots, OK : ça, c’est Devinette et Mrs Al-cab qui y ont
pensé.
5 h 45, autoroute A4, objectif : sortie n° 38.
Mission : Poème de Victor Hugo en forêt de Rémilly.
La mairie de Hémilly nous a informé qu’il s’agit en fait de SA forêt,
avec un H ;
mais rien au sujet du grand poète ; les soupçons se portent alors sur la
chapelle de la Vierge.
Nous avions décidé de ne pas enquêter par téléphone auprès des maisons
forestières,
nous verrions sur place…
Nous abordons la forêt par le nord et effectuons le circuit dans le sens rétrograde.
Etant donné la signalétique minimale, nous redoutons la quête de l’aiguille
du moissonneur (non, il n’y a pas d’anagramme).
En passant devant la M.F. de la Vierge, nous apercevons un habitant du cru (il
nous dira
plus tard s’appeler M. Senser !). On l’interrompt dans sa coupe de bûches.
Echange de questions-réponses, et : « Le panneau ? Avec un
texte de Hugo ?
C’est moi qui l’ai planté en mai 98, en hommage à l’un des nôtres… ».
! ? ! ? !
Un petit miracle : à la recherche de ce repère improbable, après 400 km
de route,
la 1ère personne à laquelle on s’adresse nous le localise très
précisément
à l’autre bout de la forêt !
Demi-tour, parking de la Poudrière, le cardiomètre sur le point d’exploser.
On chausse les snow-boots, près de 1 400 m jusqu’au repère et on finit
par tomber « dans » le panneau !
Le reste, vous l’avez en images ; le son, on le garde pour nous !
Bon réveillon à toutes et à tous !
Et que l’an 2000 vous soit propice !
© Al-cab et Devin.

Hémilly, c'est la commune qui gère la forêt.
Au passage, petit clin d'oeil à la 12...

Juste après la Galonnière, sur la gauche.

Après 1 400 m dans la neige, le panneau !

Le "Poème Hugo" : c'est bien lui !

Venez voir le beau trou que j'ai fait...

Devinez ce qui s'y trouve...

Pile-poil, à 74 cm ...

Et hop ! Le voili !

Je crois que ça passe...

Bon, d'abord avertir les filles...

Le coffret, sorti de sa triple protection.

La clé et le message de Lathon !

Clé en main, appel du Conseil Général.

Allo ? Oui, oui, nous avons la clé !
ENIGMNES
et SOLUTIONS
par Max Valentin
| E 1 | E 4 | E 7 | E 10 | E 13 | E 16 | E 19 | E 22 |
| E 2 | E 5 | E 8 | E 11 | E 14 | E 17 | E 20 | E 23 |
| E 3 | E 6 | E 9 | E 12 | E 15 | E 18 | E 21 | E 24 |
Dans cette quête, cette enquête et cette conquête à travers la verte Moselle, tu pourras solliciter à tout moment les Argonautes. Ainsi qu'ils l'ont fait pour Jason, chacun d'eux t'apportera son aide afin que, toi aussi, tu sortes vainqueur de cette épreuve. Ces héros ont pour noms : MELAMPOUS, HERACLES, NAUPLIOS, PERICLYMENOS, IDMON, HYLAS, LYNCEE, ASTERIOS, POEAS, POLYPHEME, ECHION, AMPHIARAOS, EURYDAMAS, IPHICLES, ACTOR, OILEE, ARGOS, TELAMON, ACASTE, BOUTES, STAPHYLOS, CEPHEE, CASTOR, TIPHYS, PALAEMON, PHALEROS, CAENEE, THRAU, ZETES, ASCALAPHOS, ADMETOS, CALAIS, CORONOS, LAERTE, ORPHEE, ANCEE (le petit), PENELEOS, EURYALE, POLLUX, IDAS, CANTHOS, JASON, MOPSOS, PELEE, ANCEE (le grand), EUPHEMOS, THESEE, PHANOS, AUGIAS, ERGINOS ET MELEAGRE.
énigme
1
39
- 8 - F - 223 - 337 - 9 - 213 - 16 - 6 - 191 - 22 - 79 - 318 - 17 - 4 - 20 - F -
12 - 2 - 120 - 27 - 96 - 234 - 14 - 131 - 3 - 297 - 23 - 47 - 124 - 7 - 268 -
185 - 34 - 18 - 112 - 259 - 271 - 163 - 342. Lorsqu'il sera temps, il te faudra
aller 54 - 126 - 92 - 203 - 144.
En remplaçant
ces nombres par la lettre équivalente dans la liste des noms des Argonautes (M
= 1, E = 2, L = 3, A = 4, M = 5, P = 6, O = 7, U = 8, S = 9, etc.), on obtenait
la phrase : DU FILS DE PELIAS AU FRERE DE
CALAIS, TOUS EN ORDRE. ACASTE était le fils de Pélias, et ZETES était le frère de Calaïs, soit «de A à Z» Il fallait donc que les Argonautes «se placent» par
ordre alphabétique. En décryptant de même la deuxième partie (54 - 126 - 92 - 203 - 144), on obtenait : «Lorsqu'il sera temps, il te faudra aller A L'EST». Ce décryptage était une fausse piste : voir énigme 20.
énigme
2
Pour
les retrouver facilement, 30 - 63 - 14 - 6 - 11 - 10 - 5 - 15 - 48 - 32 - 4.
Par une nouvelle permutation alphanumérique entre les chiffres 30
- 63 - 14 - 6 - 11 - 10 - 5 - 15 - 48 - 32 - 4 et les lettres de la liste alphabétique
des noms des argonautes que le chercheur avait établie dans l'énigme 1, il
obtenait les mots : NUMEROTE-LES. Il
fallait donc numéroter ces noms de la manière suivante :
| 1 ACASTE | 14 CANTHOS | 27 IPHICLES | 40 PERICLYMENOS |
| 2 ACTOR | 15 CASTOR | 28 JASON | 41 PHALEROS |
| 3 ADMETOS | 16 CEPHEE | 29 LAERTE | 42 PHANOS |
| 4 AMPHIARAOS | 17 CORONOS | 30 LYNCEE | 43 POEAS |
| 5 ANCEE (le grand) | 18 ECHION | 31 MELAMPOUS | 44 POLLUX |
| 6 ANCEE (le petit) | 19 ERGINOS | 32 MELEAGRE | 45 POLYPHEME |
| 7 ARGOS | 20 EUPHEMOS | 33 MOPSOS | 46 STAPHYLOS |
| 8 ASCALAPHOS | 21 EURYALE | 34 NAUPLIOS | 47 TELAMON |
| 9 ASTERIOS | 22 EURYDAMAS | 35 OILEE | 48 THESEE |
| 10 AUGIAS | 23 HERACLES | 36 ORPHEE | 49 THRAU |
| 11 BOUTES | 24 HYLAS | 37 PALAEMON | 50 TIPHYS |
| 12 CAENEE | 25 IDAS | 38 PELEE | 51 ZETES |
| 13 CALAIS | 26 IDMON | 39 PENELEOS |
énigme 3
Dans
sa splendeur d'antan retrouvée, il projette une ombre majestueuse sur son
ancien fief de Manderen.
Il s'agissait du Château de
Malbrouck.
énigme 4
Il
ne s'écroulera pas, même si tu lui retires 8, 13, 13, 13, 6, 17, 13.
Ces nombres correspondaient aux lettres de «château
de Malbrouck», lettres qu'il fallait extraire :
|
C |
H |
A |
T |
E |
A |
U |
D |
E |
M |
A |
L |
B |
R |
O |
U |
C |
K |
|
|
|
|
|
|
6 |
|
8 |
|
|
|
|
13 |
|
|
|
17 |
|
soit :
|
8 |
13 |
13 |
13 |
6 |
17 |
13 |
|
D |
B |
B |
B |
A |
C |
B |
Ce sont les sept premières notes de la chanson Malbrough s'en va-t-en guerre (ré,
si, si, si, la, do, si) transcrites en notation musicale anglaise (A = la,
B = si, C = do, D = ré,
E = mi, F = fa, G = sol),
puisque Marlborough était anglais. (La chanson originale a un dièse à la clé,
la tonalité est donc en sol.)
énigme
5
Ils
sont nombreux, et tu n'as qu'un seul embarras : l'embarras du choix... Pourtant,
tu commettrais une grave erreur en ignorant la 1ère du 1er la 1ère du 2ème
celle qui est commune à tous, la 1ère du 4ème la 4ème du 8ème la 1ère du
11ème, la 1ère du 12ème et la 4ème du 7ème.
«Ils
sont nombreux» (les couplets de la chanson). Mais il fallait extraire la
première phrase du premier couplet, soit : MALBROUGH
S'EN VA-T-EN GUERRE ; la première phrase du deuxième couplet, soit : IL
REVIENDRA-Z-A PÂQUES ; celle qui est commune à tous, soit : MIRONTON,
MIRONTON, MIRONTAINE ; la première phrase du quatrième couplet, soit : MADAME A SA TOUR MONTE, la quatrième phrase du huitième couplet,
soit : ET VOS SATINS BROCHES, la première
phrase du onzième couplet, soit : L'UN
PORTAIT SA CUIRASSE ; la première phrase du douzième couplet, soit : L'UN
PORTAIT SON GRAND SABRE ; et la quatrième phrase du septième couplet, soit
: VOS BEAUX YEUX VONT PLEURER. Note : la chanson «Malbrough
s'en va-t-en guerre» a 22 couplets, mais seuls les 14 premiers sont en général
publiés dans les recueils de comptines (source
: Bibliothèque Nationale). Le texte «Mironton,
mironton, mirontaine» dans le premier couplet devient «Mironton, ton-ton, mirontaine» dans les couplets suivants. Cela
n'avait aucune incidence, car le chercheur tombait de toutes façons sur la même
lettre «N». (Voir plus loin.)
énigme
6
Si
tu sais compter, Manderen te sera utile si tu y entres par l'est.
L'énigme précédente fournissait huit phrases :
MALBROUGH S'EN VA-T-EN GUERRE
IL REVIENDRA-Z-A PÂQUES
MIRONTON, MIRONTON, MIRONTAINE
MADAME A SA TOUR MONTE
ET VOS SATINS BROCHES
L'UN PORTAIT SA CUIRASSE
L'UN PORTAIT SON GRAND SABRE
VOS BEAUX YEUX VONT PLEURER
Il fallait d'abord repérer la position de chaque lettre du nom MANDEREN
dans l'alphabet, soit : M = 13, A = 1, N =
14, D = 4, E = 5, R = 18, E = 5, N = 14. Puis, en comptant à
partir de la fin de chacune des phrases ci-dessus («si tu y entres par l'est», donc par la droite), il fallait extraire
la lettre correspondante. On obtenaitainsi :
Le résultat de cette énigme était donc : E,
S, N, O, O, N, S, E. Ce sont bien sûr les initiales de «Est»,
«Sud», «Nord», «Ouest», «Ouest», «Nord», «Sud», «Est».
énigme
7
Les nombres ainsi relevés grâce à ces tracés étaient : 4,
5, 16, 1, 18, 20 *** 3, 1, 20, 8, 5, 4, 18, 1, 12, 5 *** 13, 5, 20, 26. En
les remplaçant par leur correspondance alphabétique (A = 1, B = 2, C = 3,
etc.), le résultat final donnait : DEPART
CATHEDRALE METZ. Ce message indiquait le lieu de départ
de l'étape suivante. énigme
8 Ce hameau est situé au bord de l'étang de Lindre (d'où les mots «elle
aussi entourée d'eau»). En tirant un trait depuis la cathédrale de Metz
(qu'il fallait bien entendu localiser et pointer le plus précisément possible
sur la carte), jusqu'à Tarquimpol, ce trait passait au milieu de BAUDRECOURT
et BREHAIN, respectivement la pénultième
et la dernière communes avant
d'atteindre Tarquimpol. (Comme il était précisé «traverser
certains lieux», il était bien entendu exclu que la commune de Tarquimpol
soit la dernière, puisque le trait ne la traversait
pas, mais s'y arrêtait. Ce détail
avait son importance pour le décryptage de l'énigme 17.) Note : la phrase
d'aspect hermétique «10 et 100 et 1000
pour aller gagner ici» (qu'il fallait lire : «Dix
Et
Cent
Et
Mille
Pour
Aller
Gagner Ici») composaient un indice supplémentaire. Ces initiales
formaient le mot DECEMPAGI, qui était
l'ancien nom romain de Tarquimpol. énigme
9
Mais le mot «isole» interdisait
l'usage de ces chiffres-là.) La phrase «car c'est sur eux que tu pourras compter» indiquait qu'il fallait
procéder alors à une opération. L'énigme disait ensuite : «Pour cela, extrais la 6ème, la 8ème, la 2ème, la 17ème, la 4ème, la
11ème, la 18ème, la 17ème, la 18ème, la 4ème». Le chercheur devait
extraire, des noms BAUDRECOURT
et BREHAIN, les lettres
correspondantes, soit : E, O, A, I, D, T,
N, I, N, D. Ces lettres formaient l'anagramme de ADDITIONNE : il fallait par conséquent
additionner les nombres apparaissant sur la liste des Argonautes tenue tête-bêche.
Le total ainsi obtenu était 512 528 295
627. La phrase «tu auras bien des
choses à mettre en réserve» signifiait que ce total resservirait ultérieurement.
Enfin, la phrase «Mais souviens-toi que
tu ne devras jamais descendre en-dessous de 512528276385,52173913» donnait
la clé pour décrypter l'énigme 21. énigme
10 énigme
11 TROISIEME TRAIT bleu
vertICAL. Sur la carte, il fallait par conséquent
repérer la troisième amorce méridienne de carroyage (ligne verticale bleue
visible sur la carte). Les nombres 9, 25,
11, 25, 40, 20, 11, 34, 21, 8, 32, 9, 36, 13, 22, décryptés de la même
manière, permettaient d'obtenir les mots LIMITE
MOSELLANE. Il fallait stopper là où cette ligne coupait pour la
dixième fois dans le territoire mosellan, et identifier la commune qui se
trouvait juste au-dessus, soit GORZE.
Note : la valeur du «stade», mesure
de distance grecque, varie fortement d'une source à l'autre. Aussi, pour éviter
toute ambiguïté, c'est celle de 192,27 mètres, calculée d'après la taille réelle
du stade d'Olympie, qui a été utilisée pour la conception de cette énigme.
La légende dit qu'Héraclès l'aurait tracé lui-même, en posant six cents
fois un pied devant l'autre. Le nom «Héraclès»,
cité dans l'énoncé de l'énigme, devait par conséquent orienter le chercheur
sur la bonne valeur du stade, et non sur une autre. énigme
12 10
à trouver 8
à trouver 9
à trouver 5 6 7
à trouver 1 2 3 4 En traçant cette pyramide et en comptant sur la
carte le nombre de centimètres séparant les communes de Gorze, Norroy-le-Veneur, Vernéville, Colligny et Villers-Stoncourt,
puis en transformant ces centimètres en kilomètres, le chercheur trouvait la
distance séparant Villers-Stoncourt de la première des «quatre communes» inconnues. Pour cela, il devait s'apercevoir que
la distance séparant Colligny
(fin de la 4ème ligne de la pyramide) de Villers-Stoncourt
(début de la 3ème ligne de la pyramide) était de 8 km, ce qui représentait
la moitié de la distance séparant les deux communes situées juste en-dessous
dans la pyramide, Gorze
et Norroy-le-Veneur,
soit 16 km. A l'aide d'un compas, le même procédé devait être appliqué sur
la carte aux autres communes situées sur la 4ème ligne de la pyramide, Norroy
et Vernéville : 16 + 8 = 24. 24 : 2 = 12. Il
fallait alors chercher une commune à 12 km de Villers-Stoncourt,
soit Morville-sur-Nied. Puis le chercheur
faisait de même avec Vernéville et Colligny,
soit 8 + 24 = 32. 32 : 2 = 16. Là il trouvait St
Jure, à 16 km de Morville, puis Alaincourt-la-Côte (à 10 km de St
Jure), Pontoy
(à 14 km d'Alaincourt-la-Côte), puis un
sommet
de 380 m (situé un peu au nord-est de Liocourt), à 12 km de Pontoy.
Cette colline est repérée sur la carte Michelin N° 242 au 1/200 000 comme
offrant un point de vue à 360° («là où
je suis monté»). Note : Les cartes d'un même modèle, d'une même échelle,
d'une même marque (voire celles issues d'un lot unique), peuvent présenter de
notables différences entre elles. Outre celles dues au massicotage, cela est dû,
la plupart du temps, aux différences hygrométriques affectant le papier lors
du stockage chez le marchand qui les commercialise, où chez l'utilisateur. Lors
de la conception de cette énigme 12, il a donc été tenu compte du fait que
l'utilisation du compas, passant de commune en commune, pouvait entraîner des
amplifications successives d'erreurs de mesures, et rendre tout repérage des
bonnes communes impossible. Une certaine inexactitude était donc tolérée :
entre 1 et 2 mm sur la carte. C'est pour cette raison que l'énoncé de l'énigme
spécifie : «je me suis promené»
(plutôt que : «je suis allé à» ou
: «j'ai traversé»). Les cercles
tracés à l'aide du compas révélaient presque inévitablement d'autres
communes, inexactes celles-là. Mais en essayant de combiner chacune d'elles
avec la commune qui devait logiquement - compte tenu de la distance à trouver -
lui faire suite, le chercheur s'apercevait à chaque fois qu'elles ne pouvaient
faire l'affaire. Une seule commune donnait un résultat permettant de continuer.
Cette énigme 12 était sans doute la plus difficile de toutes. énigme
13 énigme
14 énigme
15 énigme
16 Le chercheur s'apercevait alors que les lettres à
cheval sur cette droite (fil à plomb)
formaient le mot MILLIMETRES. Avec le
mot «mesure» et le nombre «23»
trouvés précédemment, il était alors en possession de la phrase complète,
à savoir : MESURE 23
MILLIMETRES. Cette unité de mesure représentait une valeur
constante à laquelle se référaient les énigmes suivantes. Le chercheur
devait s'en servir afin d'obtenir les véritables valeurs millimétriques à
reporter sur la carte. énigme
17 énigme
18
Compte tenu des distances indiquées
dans l'énigme, chaque initiale ne pouvait concerner qu'une seule commune. énigme
19 énigme
20 énigme
21 énigme
22 énigme
23 énigme
24 Quand je suis parmi vous, arbres de ces
grands bois, Victor Hugo La clé était enterrée à «un
pas hellène» (c'est-à-dire 1 pas grec, valant 74
cm) derrière ce panneau. Pour comprendre la dernière partie de l'énigme,
soit «(un trois huit)», le chercheur
devait se référer à une méthode qu'il avait déjà utilisée dans l'énigme
7, méthode qui fournissait des points cardinaux : E = 1,
S = 2, N = 3, O = 4, O = 5,
N = 6, S = 7, E = 8. «Un
trois huit» signifiait donc : «Est
nord-est». Max
Valentin
Les ruses de Tiphys valaient bien nos modernes
boussoles, car même les points cardinaux se pliaient aux ordres du maître de
la rose des vents ! Pour élucider ce nouveau mystère, voici ton carnet de
route :
2,1,3,7,2*4,2,1,7,5*7,7.2,7,1,3,4*2,2*7,2.7,8,6,4,3,1,7*5,3,1,3,4.5,7,7,1,3,6***8,7,5,1,2,4*2,2*1,
7,4,2,8.5,6,6,1,2,7*8,2,4,3,6,8,2*8,3,5,3,8*2,2,3,4,6*6,6.7,5,6,8,3,4,2*7,2*3,3.5,3,8,6,4*5,2,1,7,
4***3,6.1,6,4,8,3,4*5,7,8,2,4*4,6,8,3,4.2,1,6,3,5,7*8,2,5,7,8.8,2,4,6,3.
En affectant une valeur numérique aux lettres trouvées dans l'énigme
précédente, soit E = 1, S = 2,
N = 3, O = 4, O = 5,
N = 6, S = 7, E = 8, on obtenait
des directions (ce que justifiait l'allusion aux «points cardinaux») qu'il fallait visualiser sur une feuille de
papier en les traçant. Par exemple 2, 7
(soit «sud, sud» se matérialisaient
par deux traits verticaux successifs sur une feuille de papier ; et 8,
3 (soit «est, nord») représentaient un trait de gauche à droite, suivi par
un trait vers le haut de la feuille. Les chiffres 2, 1, 3, 7, 2 - soit «Sud»,
«Est», «Nord», «Sud», «Sud» - forment le chiffre «4» sur le papier... En procédant de la sorte jusqu'à épuisement
de tous les nombres, on obtenait : S, E,
N, S, S * O, S, E, S, O * S, S . S, S, E, N, O * S, S * S, S . S, E, N, O, N, E,
S * O, N, E, N, O . O, S, S, E, N, N *** E, S, O, E, S, O * S, S * E, S, O, S, E
. O, N, N, E, S, S * E, S, O, N, N, E, S * E, N, O, N, E * S, S, N, O, N * N, N
. S, O, N, E, N, O, S * S, S * N, N . O, N, E, N, O * O, S, E, S, O *** N, N.
E, N, O, E, N,O * O, S, E, S, O * O, N, E, N, O .S, E, N, N, O, S * E, S, O, S, E . E, S, O, N, N.

Jason
bénéficia de l'aide de Médée, nièce de Circé, elle aussi entourée d'eau.
Pour qu'un voyage soit poétique, il lui faut une touche de magie, et celui que
tu entreprends maintenant ne fait pas exception à la règle. Avant d'arriver à
10 et 100 et 1000 pour aller gagner ici, il te faudra traverser certains lieux.
Garde le pénultième et le dernier.
Médée et Circé étaient des magiciennes, et l'allusion à la poésie
devait permettre d'identifier le célèbre poète occultiste Stanislas de Guaïta (1861 - 1887), «mage» qu'on soupçonna de se
livrer à la magie noire et blanche, et qui repose dans le cimetière de TARQUIMPOL.
la
tombe de Stanislas de Guaïta
L'Argô,
face au quai, dressait fièrement sa figure de proue. D'Acaste à Zétès, tous
se tenaient sur le pont, jetant un dernier regard sur Iolcos, ignorant s'ils
reverraient un jour la Thessalie. Puis le navire manoeuvra lentement et les témoins
le virent s'éloigner vers le large, en route pour une longue, très longue
aventure... Fais de même, et isole ce qui saute aux yeux, car c'est sur eux que
tu pourras compter. Pour cela, extrais la 6ème, la 8ème,
la 2ème, la 17ème, la 4ème, la 11ème,
la 18ème, la 17ème, la 18ème, la 4ème.
Tu apprendras alors comment résoudre cette énigme, et tu auras bien des choses
à mettre en réserve. Mais souviens-toi que tu ne devras jamais descendre
en-dessous de 512528276385,52173913.
Il était dit que l'Argo «face
au quai, dressait sa figure de proue». Par conséquent, le navire était de
face, les Argonautes se tenant sur le pont, rangés par ordre alphabétique, de
«A» (Acaste) à «Z» (Zétès). Puis il a manœuvré et «s'éloigna
vers le large», c'est-à-dire qu'il a effectué un demi-tour, soit 180 degrés.
L'énoncé de l'énigme disait ensuite qu'il fallait «faire de même». Rappel : la solution de la première énigme était
la liste des Argonautes classés par
ordre alphabétique sur une seule colonne. Il fallait par conséquent faire
pivoter de 180 degrés la feuille de papier sur laquelle le chercheur avait écrit
cette liste. Puis il était dit : «isole
ce qui saute aux yeux», c'est à dire qu'il fallait repérer les lettres
qui, une fois retournés, peuvent se lire comme des chiffres, en ne tenant
compte que des caractères I, S, O, L, E. C'est
ainsi que tous les «I» devenaient
des «1», les «S» devenaient des «5»,
les «O» devenaient des «0», les «L»
des 7 et les «E» des 3. (Dans cette technique - et en utilisant par exemple l'écran
d'une calculette retournée - le «4» peut être lu comme un «h», le «9»
comme un «G», et le «2» comme un «Z».
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Fille
de prudence, elle naquit avec l'aide du géniteur de Palaémon et étendit sa
protection à tout l'équipage... Toi aussi, tu auras besoin d'aide et certains
Argonautes te l'apporteront : ils seront les premiers que tu rencontreras sur ta
route, et tu les reconnaîtras à leur tête.
La «prudence» était Métis,
mère d'ATHENA et première épouse
de Zeus. C'est Héphaïstos, le père
de l'Argonaute Palaémon, qui fendit
le crâne de Zeus pour permettre à ATHENA
de voir le jour. L'énoncé de l'énigme disait que ceux qui aideraient le
chercheur pouvaient être «reconnus à
leur tête», c'est-à-dire par leur initiale.
Il fallait par conséquent extraire de la liste des Argonautes ceux dont les
noms commençaient par «A»,
«T», «H»,
«E», «N»,
«A», lors de leur première
occurrence alphabétique («les premiers que tu rencontreras sur ta route»). La liste de ces
Argonautes formant le nom ATHENA était
la suivante :
1 -
ACASTE
2 -
TELAMON
3 -
HERACLES
4 -
ECHION
5 -
NAUPLIOS
6 -
ACASTE
Revenant
aujourd'hui dans cette riante partie de la France, Héraclès pourrait
l'arpenter en parcourant 1 027 000 stades. Tu feras de même, et chercheras le
40, 16, 26, 33, 39, 25, 6, 11, 41, 5, 16, 36, 33, 7 bleu vert 25, 23, 1, 32.
Suis-le et arrête-toi dès que tu le verras franchir dix fois la 9, 25, 11, 25,
40, 20, 11, 34, 21, 8, 32, 9, 36, 13, 22. Ce que tu dois trouver est juste
au-dessus.
La précision «riante partie de
la France» était un indice : il fallait non pas considérer seulement le département
de la Moselle, mais l'intégralité
cartographique figurant sur la carte Michelin 242, bord à bord, dans le sens de
la lecture. «Héraclès pourrait
l'arpenter en parcourant 1 027 000 stades», c'est-à-dire qu'il pourrait se
promener de long en large 1000 fois, soit 500 fois dans un sens et 500 fois dans
l'autre, parcourant ainsi 197 461,29 km. Compte tenu de l'échelle de cette
carte, la zone cartographique proprement dite mesure plus ou moins 98,7 cm
(entre 98,61 cm et 98,76 cm selon les cartes) - et on constate donc une imprécision
de plus ou moins 1,5 mm d'une carte à l'autre, faisant varier la distance sur
le terrain de 197,22 à 197,52 km. Pour éviter toute contestation résultant de
cette imprécision, la «promenade» d'Héraclès permettait - par calcul et à
l'aide de l'échelle de la carte - de retrouver une largeur conventionnelle
moyenne et acceptable de celle-ci, soit 98,73 cm. «Chercheras
le 40, 16, 26, 33, 39, 25, 6, 11, 41, 5, 16, 36, 33, 7 bleu vert 25, 23, 1, 32».
Ces nombres se décodaient par une permutation alphanumérique avec la liste des
six Argonautes trouvés précédemment, et signifiaient :
A
moi, Lathon, la tête de Chrysomallus aura coûté bien des efforts et des
errements, mais je n'ai aucun regret. Je suis reparti en direction de
Norroy-le-Veneur, puis je me suis promené à Vernéville, Colligny,
Villers-Stoncourt ainsi que dans quatre autres lieux charmants, avant d'arriver
enfin à l'endroit que je cherchais. Si tu veux réussir, tu dois marcher sur
mes pas, et monter là où je suis monté.
Gorze étant la solution de l'étape précédente,
Norroy-le-Veneur était par conséquent la deuxième
étape de ce parcours (ce que devait suggérer le mot «reparti»).
On comptait donc dix points de passage en tout: Gorze,
Norroy-le-Veneur, Vernéville, Colligny, Villers-Stoncourt, puis «quatre
autres», et enfin, «l'endroit que je
cherchais». Ces dix étapes devaient être disposées en pyramide, en
commençant par le bas : 4 communes sur la 4ème ligne, 3 communes sur la troisième,
deux communes sur la 2ème et un lieu sur la première. Au final, la pyramide
obtenue était la suivante :
Sommet
12 km
Allaincourt-la-Côte
10 km
Pontoy
14 km
Villers Stoncourt
8 km
Morville-sur-Nied
12 km
St Jure
16 km
Gorze
0
Norroy-le-Veneur
16 km
Vernéville
8km
Colligny
24 km
Multiplie
le nombre par 150. La distance à parcourir te prouvera juste, et elle te mènera
à un édifice inachevé. Cette commune est ta nouvelle destination.
Ce qu'il fallait multiplier par
150, c'est la hauteur de la colline trouvée précédemment (soit 380 m). Le chercheur obtenait 57000 m, soit 57 km. Cela était un rappel du département en même temps qu'une
confirmation de la justesse de sa pyramide («te prouveras juste»). La distance de 57 km, tracée depuis la
colline trouvée dans l'énigme précédente, aboutissait à l'église
du Sacré-Cœur de Sarreguemines (marquée sur la carte au 1/200 000), église
inachevée à laquelle il manque ses deux clochers. La commune à trouver était
donc SARREGUEMINES.
A
Æaé, Jason sema dans les labours des dents de dragon qui donnèrent naissance
à des guerriers. Ne commets pas la même erreur : avant qu'elles ne germent,
retire-les.
En retirant G, R, A, I, N,
E, S (ce qui «germe») de SARREGUEMINES, il subsistait les lettres R, E, U, E, M, S dont il fallait composer l'anagramme «MESURE».
(Note : les autres possibilités anagrammatiques étaient «SEMEUR», «RESUME»,
«MUREES», «MEURES», et «REMUES», mais les deux énigmes suivantes
confirmaient qu'il s'agissait bien du mot «MESURE».)
Le
souvenir de Jason a traversé les années sans rien perdre de son prestige et de
son éclat. Pour qu'un jour ton nom brille à l'égal du sien au firmament des héros,
tu dois trouver ce qui a la même valeur que la somme des éléments qui
composent le nombre secret qu'il te faut découvrir, et dont les unités sont
composées de 5 éléments... Si tu te perds dans ce dédale, fais la somme de
ce que tu as en réserve et ajoute-la à ce que le chef des Argonautes t'a fait
découvrir, puis divise ce résultat par la somme des chiffres composant le résultat
que tu as obtenu en faisant la somme de ce que tu avais en réserve.
L'allusion à «années»
et «jour» devait permettre d'isoler
le nom de JASON grâce aux initiales qui
composent les mois du calendrier : j, f, m, a, m, j, J,
A S, O, N, d. Ces mois représentent un total de 153 jours. Le nombre
secret qu'il fallait découvrir était «VINGT-TROIS»
(en lettres), sachant que le nombre des unités (soit «trois»)
est composé de cinq lettres («éléments»),
et que la somme alphanumérique de toutes les lettres composant «vingt-trois»
totalise également 153. De zéro à neuf, le chiffre «trois» est le seul qui possède cinq lettres, tout comme le nombre
«vingt», de dix à cent, est le seul
qui possède cinq lettres. Avec un peu d'astuce, il était donc facile d'en déduire
que le nombre à trouver était 23. Il était dit que le chercheur pouvait également
faire la somme de ce qu'il avait en réserve, c'est-à-dire additionner tous les
composants de 512 528 295 627 (résultat
de l'énigme 9) pour obtenir 54. En
ajoutant 54 à ce qui a été trouvé grâce à Jason («ce que le chef des Argonautes t'a fait découvrir», soit 153), il
obtenait 207. Puis l'énigme précisait : «divise
ce résultat par la somme des chiffres composant le résultat que tu as obtenu
en faisant la somme de ce que tu avais en réserve», c'est-à-dire que 5 +
4 = 9 devait servir de diviseur au total obtenu précédemment, soit 207 : 9 =
23. Le chercheur disposait donc ici de deux méthodes différentes pour parvenir
au bon résultat : 23
Le
temple de Cysique fut construit dans les règles de l'art, à l'aide du fil à
plomb. Si tous les Argonautes participèrent à son érection, les dieux
n'accordèrent pourtant qu'à certains d'entre eux le privilège de graver leur
nom sur les rangées de pierres qu'ils mirent en place. C'est ainsi qu'au chef
échut l'honneur de commencer : il en posa 2 à droite et 2 à gauche. Le fils
de Calliope en posa 4 à gauche, et 1 à droite. Le premier Dioscure en posa 5
à gauche. Celui qui terrassa le Minotaure en posa 5 à droite, et celui qui
avait un oeil de lynx en posa 4 à gauche et 1 à droite. Le prince de Phères
en posa 2 à gauche et 4 à droite. Le frère de Zétès en posa 4 à gauche et
1 à droite, tandis que l'autre Dioscure en posa 2 à gauche et 3 à droite.
Celui qui , pour son propre malheur, fascina les nymphes, en posa 2 à gauche et
2 à droite. Celui pour lequel Héraclès détourna l'Alphée en posa 3 à
gauche et 2 à droite. Enfin, le vainqueur de Calchas en posa 5 à droite.
Inspire-toi de cet exemple, car bientôt tu en auras besoin.
Le «fil à plomb»
symbolisait la droite verticale que le chercheur devait tracer sur une feuille
de papier. Puis il lui fallait placer de part et d'autre de ce fil à plomb les
noms des Argonautes identifiés, en commençant par le bas (comme pour une
construction normale), et en respectant la distribution spécifiée dans l'énoncé.
Celui-là
n'eut droit qu'à une vénération tardive en un lieu sacré proche d'une
fontaine, loin de sa patrie. Mais méfie-toi de cet Argonaute : en bon
pugiliste, il sait feindre, esquiver, et donner des coups bas ! Tu auras sûrement
besoin d'aide, et c'est un saint homme qui te l'apportera. Tu le trouveras à
3,91 d'un lieu que tu n'as pas traversé, et il t'indiquera, à 11,39 de là, ta
destination.
L'argonaute «qui n'eut
droit qu'à une vénération tardive en un lieu sacré proche d'une fontaine,
loin de sa patrie» était POLLUX,
le Pugiliste. Si un sanctuaire avait été dédié à son frère Castor sur
le Forum de Rome (le «lieu sacré»),
à côté de la fontaine de Juturne, POLLUX
n'y fut pourtant associé que bien plus tard. L'énigme disait ensuite «il
sait feindre, esquiver, et donner des coups bas» : ceci était destiné à
faire comprendre que Pollux pouvait induire en erreur, et qu'il fallait chercher
la bonne solution ailleurs. La commune où le chercheur trouvait le «saint
homme» était ALBESTROFF,
située sur la carte à 3,91 mesures de 23 millimètres (soit 89,93 mm) du «lieu
que tu n'as pas traversé», soit TARQUIMPOL
(voir énigme 8). A Albestroff se
trouve l'église St
ADELPHE (le «saint homme»).
L'adjectif «adelphe», d'un usage
rare, vient du grec et signifie «frère». Il fallait donc que le chercheur
s'intéresse au frère de Pollux, soit CASTOR.
La phrase : «il t'indiquera ta destination» signifiait qu'il fallait chercher
une commune ayant un lien avec le mot «castor». Il s'agissait de «BIBICHE»,
anciennement «Bibersheim», littéralement
«le village des
castors», qui se trouve sur la carte à 11,39
mesures de 23 mm (soit 261,97 mm) d'Albestroff.
Si
la fin de ta quête se dessine maintenant, il te faudra toutefois boucler ce périple
pour mériter ce que tu convoites. Pour t'aider dans ta tâche, voici ton
nouveau carnet de route : 3,39 à D. 2,53 à F. 2,57 à R. 2,31 à G. 4,26 à C.
3,37 à J. 1,74 à B. 1,05 à H. 1,27 à C. 1,13 à L. 0,67 à D. 1,41 à F.
0,96 à R. 0,52 à V. 1,11 à SE. 1,04 à T. 2,60 à P. 3,59 à M. 1,5 à M. 1,5
à V. 1,81 à C. 0,78 à V. 3,92 à B. 3,09 à B. 2,74 à C. 3,40 à V. 2,76 à
A. 2,04 à C. 1,83 à B. 1,02 à G. 1,48 à C. 0,79 à Z. 1,24 à D. 3,85 à B.
3,85 à D. 1,91 à M. 2,18 à C. 1,84 à L. 1,70 à J.
Le mot «dessine» précisait
très directement que cette énigme avait une solution graphique : il fallait
dessiner sur la carte une tête de bélier à l'aide des informations contenues
dans l'énoncé. La phrase «Mériter ce
que tu convoites» ne faisait pas allusion à la clé, mais à la tête de
Chrysomallus, puisque c'est elle que le chercheur convoitait ; alors qu'à ce stade, il ne faisait que chercher
la clé. Bien qu'elle n'avait aucune valeur pour le décryptage de l'énigme
proprement dite, cette phrase était pourtant une sorte de confirmation a
posteriori pour le chercheur qui avait correctement tracé la tête de bélier
sur sa carte. De BIBICHE (solution de
l'énigme précédente), il devait tracer un trait de 3,39 mesures de 23 millimètres
jusqu'à «D», soit DISTROFF.
Puis, de Distroff, il devait continuer ce trait de 2,53 mesures vers FAMECK,
etc. Les communes ainsi révélées étaient : DISTROFF,
FAMECK, RONCOURT, GRAVELOTTE, CHEMINOT, JUVILLE, BAUDRECOURT, HERNY, CHANVILLE,
LEMUD, DAIN-EN-SAULNOIS, FLOCOURT, REMILLY, VITTONCOURT, St EPVRE, TRAGNY,
PAGNY-LES-GOIN, METZ (HdV), MALROY, VIGY, CHARLEVILLE-SOUS-BOIS,
VOLMERANGE-LES-BOULAY, BIBICHE. (Fin du
dessin de la corne.) BERVILLER-EN-MOSELLE, CARLING, VAHL, ALBESTROFF, CUTTING, BENESTROFF,
GUEBLING, CUTTING, ZOMMANGE, DIEUZE, BREHAIN, DIEUZE, MARSAL, COUTURES,
LEMONCOURT, JUVILLE. (Fin
du dessin de la tête.)
De
B., tu iras à 5,4 et à 5,3 et à 5,6 et à 6,2 et à 6,1. Si tu as suivi mes
pas, tu pourras les rencontrer à 4,8 puis à 7,6, puis à 7,7, puis à 6,8,
puis à 6,3.
Cette énigme permettait au chercheur de tracer l'œil
du bélier, seul élément manquant (mais non sa pupille : voir
plus loin). Pour utiliser «De B., tu
iras à 5,4 et à 5,3 et à 5,6 et à 6,2 et à 6,1», il fallait tracer
cinq arcs de cercle à partir de Bibiche, respectivement d'un rayon de 5,4
mesures de 23 mm (soit 124,2 mm), de 5,3 mesures (121,9 mm), de 5,6 (soit 128,8
mm), de 6,2 mesures (soit 142,6 mm) et
de 6,1 mm (soit 140,3 mm),
afin de pouvoir repérer par la
suite les cinq points qui formeraient le tour de l'œil du bélier. La présence
de l'initiale «B» (Bibiche) et les
conjonctions de coordination «et» entre les nombres, suggéraient qu'il s'agissait de plusieurs
tracés ayant quelque chose en commun (leur origine : Bibiche). Mais le repérage
précis de ces points était impossible sans la deuxième partie de l'énigme,
laquelle donnait elle aussi des distances en mesures de 23 mm (4,8,
puis à 7,6, puis à 7,7, puis à 6,8, puis à 6,3), et permettait, toujours
à l'aide d'un compas, d'isoler ces cinq points en faisant se croiser les
nouveaux arcs de cercles avec les précédents. L'endroit où se croisaient ces
arcs de cercles étaient les points qu'il fallait ensuite réunir par des
traits, marquant ainsi définitivement la forme de l'œil du bélier. L'origine
de ces nouveaux arcs de cercles étaient les lieux trouvés dans l'énigme 12 : Morville-sur-Nied,
St Jure, Alaincourt-la-Côte, Pontoy,
et le sommet de 380 m (d'où la
phrase «Si tu as suivi mes pas» qui
était, à peu de choses près, celle utilisée dans cette énigme 12 : «tu dois marcher sur mes pas»). L'adverbe «puis» indiquait une succession d'actions différenciées, sans
rapport direct les unes avec les autres (au contraire de la conjonction «et»
de la première partie de l'énigme). Le tracé entièrement exécuté, la
commune de LONGEVILLE-LES-St AVOLD se révélait
alors comme étant la pupille de l'œil du bélier.
Souvent,
pendant le voyage, Jason et ses compagnons pensaient avec nostalgie à leur départ
de Iolcos... Toi aussi, pense au jour où tu t'es lancé dans cette folle
aventure. Puis compte 7,40.
La phrase «Toi aussi,
pense au jour où tu t'es lancé dans cette folle aventure» devait inciter
le chercheur à retourner au tout début du jeu, c'est-à-dire à l'énigme 1.
Rappel : en décryptant la deuxième partie de l'énigme 1 (soit «54 - 126 - 92 - 203 - 144») à l'aide du nom des Argonautes
donnée dans le désordre, on obtenait : «Lorsqu'il
sera temps, il te faudra aller à l'est». C'était une fausse piste. En
effet, la première partie de cette énigme 1 donnait : DU FILS DE PELIAS AU FRERE DE CALAIS, TOUS EN ORDRE : il fallait obéir
à cette injonction immédiatement en
classant les Argonautes par ordre alphabétique, sans attendre l'énigme 2 pour
le faire. En décodant sur le champ la deuxième partie de l'énigme 1 à l'aide
de cette liste alphabétique,
le chercheur obtenait : «Lorsqu'il sera
temps, il te faudra aller AU SUD». En
comptant 7,40 mesures de 23 mm (soit 170 mm) vers le sud, il aboutissait à St
MEDARD (et non dans les faubourgs de Sarreguemines, ce qui était
le cas s'il était tombé dans le piège en partant à l'est).
Une
nuit, Admétos, Lyncée, Pollux et Mopsos partirent séparément en éclaireurs.
A leur retour, ils remirent à Jason un billet portant la distance qui séparait
alors les Argonautes de leur prochain objectif. Sur le billet d'Admétos, on
pouvait lire : 11,152, sur celui de Lyncée : 10,360, sur celui de Pollux :
13,006 et sur celui de Mopsos : 8,253. Chacun des quatre héros étant persuadé
de détenir la vérité, Jason décida de consulter le devin aveugle Phinée,
roi de Salmydessos. Celui-ci affirma : "Un seul billet donne la réponse
exacte : c'est le billet n° 4. Sache pourtant que si le billet n° 4 n'est pas
celui de Pollux, celui d'Admétos n'est pas le billet n° 2. Si le billet n° 1
n'est pas celui de Pollux, le 4ème billet n'est pas celui de Mopsos. Si le
billet n° 2 n'est pas celui de Pollux, le billet n°1 est celui de Lyncée.
Enfin, si le billet n° 3 n'est pas celui de Pollux, c'est donc que le sien est
le billet n° 1.Lorsque tu auras trouvé la distance exacte, tu demanderas à
ton meilleur archer de décocher des flèches dans toutes les directions. Au
lever du jour, l'une d'elles t'indiquera où aller, car vous n'êtes pas encore
arrivés au terme de votre voyage." Comme Phaléros, tu possèdes un arc,
mais contrairement à lui, le tien est virtuel, et tu n'a qu'une seule flèche.
Ne te désole pas : tu disposes d'une ressource qui vaut toutes les flèches du
monde !... Concentre-toi, et de toutes tes forces, bande cet arc. Puis lâche
ton trait.
Le billet N° 4 était celui d'ADMETOS
(le N° 1 était celui de Lyncée, le N° 2 celui de Mopsos et le N° 3 celui de
Pollux). Par conséquent «11,152» était
la bonne distance à prendre en compte. 11,152 x 23 = 256,496 mm, ce qui donnait
la distance entre St Médard et l'étape
suivante. Arrivé à ce stade du jeu, le chercheur devait se souvenir d'un élément
qu'il n'avait pas encore utilisé. Cet élément lui avait été donné dans l'énigme
9 : «Tu auras bien des choses à mettre
en réserve. Mais souviens-toi que tu ne devras jamais descendre en-dessous de
512 528 276 385,52173913». Rappel : ce que le chercheur devait mettre en réserve,
c'était le nombre 512 528 295 627. En soustrayant 512 528 276 385,52173913 de
512 528 295 627, il obtenait 19 241, 47826087. L'énigme 21 disait : «tu disposes d'une ressource qui vaut toutes les flèches du monde»
: cette «ressource» était bien sûr le nombre 19 241,47826087 que le
chercheur devait ensuite multiplier par la valeur de la mesure (soit 23 mm) pour
obtenir 442 554. Ce nombre, décrypté
en notes musicales anglo-saxonnes - comme dans l'énigme 4 - lui permettait
d'obtenir les notes D, D, B, E, E, D,
soit «ré, ré, si, mi, mi, ré». Il
s'agit là de la dernière ligne musicale de chacun des couplets de «Malbrough s'en va-t-en guerre». Dans l'ensemble des dernières
phrases de tous les couplets de cette chanson, une seule d'entre elles pouvait
avoir un sens, compte tenu que l'énigme parlait de «flèche». C'était celle du 4ème couplet : SI HAUT QU'ELLE PEUT MONTER. Le
point culminant de la Moselle est le mont GROSSMANN.
Le chercheur devait par conséquent tirer une droite (le mot «trait» ayant ici
le double sens de «flèche» et de «droite») entre St
Médard et le sommet du Grossmann.
Cette droite mesurait 256,496 mm sur la carte (soit 256,5 mm), valeur trouvée
dans l'énigme précédente. L'énigme 22 avait donc le Grossmann
comme point de départ. Note : sur la carte Michelin N° 242, le mont Grossmann
est symbolisé par un triangle marqué «986»,
alors que le nom «Grossmann» figure
plus à l'ouest, en un lieu offrant un panorama. C'est bien sûr la localisation
exacte du Grossmann qu'il fallait prendre en considération, soit l'endroit
marqué d'un triangle.
Je
me souviens : la nuit venue, je quittai l'endroit où tu te trouves, et me mis
à errer dans l'obscurité. Puis, craignant de me perdre, je fis halte et
m'endormis, mes rêves hantés par les dieux de l'Olympe. Le lendemain, dès le
premier rayon du soleil, je sautai sur mes pieds, prêt à me frotter enfin au
secret du duc de Marlborough ! J'étalai ma carte et jetai un dernier coup
d'oeil sur mes notes. En une minute, je fus fixé et une sorte de certitude
s'ancra alors en moi : bientôt le trésor m'appartiendrait ; il ne pouvait en
être autrement car je n'avais commis aucune erreur. Depuis mon départ, en
effet, je n'avais avancé qu'à pas comptés, vérifiant et vérifiant encore
mes hypothèses, éliminant les fausses pistes une à une, ne laissant rien au
hasard. Je ne pouvais échouer, c'était impensable !... Je rassemblai mes
affaires, et cinq minutes plus tard, avec un moral d'acier, je repris la route.
Il était neuf heures et demie. Je savais que cette journée allait être décisive,
et j'étais fin prêt à affronter l'épreuve qui m'attendait... Toi, cher
lecteur, tu sais maintenant que j'ai trouvé la tête de Chrysomallus, et il te
reste à découvrir la clé qui te permettra d'y accéder à ton tour ! Pour
cela, comme moi, il te faudra compter 4263,4 en tout. Arrivé à la pointe, tu
poursuivras ta route jusqu'à l'ultime barrière. Tu rebrousseras chemin,
repasseras par la pointe, marcheras sur l'endroit que je cherchais et que tu as
sans nul doute découvert. Puis, tu iras là où tu avais fait halte à l'issue
de l'énigme 20. Arrivé en ce lieu, tu en auras épuisé presque 37. Alors tu
retourneras à ton point de départ et épuiseras le reste.
Le but de cette énigme était de trouver la longueur et la
direction de l'ombre produite par le soleil sur le Mt Grossmann, un certain
jour, à une certaine heure. Pour réaliser cela, il fallait réunir trois paramètres
cachés (dans le texte de présentation de cette chasse, et dans la présente énigme),
puis déterminer la position en degrés du soleil dans le ciel, ainsi que son
azimut. Lathon précisait qu'il avait «quitté
cet endroit» : il a donc quitté le Mt Grossmann, destination de l'énigme
21. Après avoir marché, il s'est endormi. Puis, «dès le premier rayon du soleil», il s'est levé, et en
1 minute, il a consulté sa carte et ses notes.
Puis il lui fallut encore 5 minutes
pour rassembler ses affaires. Il était alors 9
h 30 m, ce qui situe le premier rayon de soleil 6 minutes plus tôt, soit à
9 h 24 m. Le chercheur devait se souvenir alors d'une précision
importante apportée dans le texte de présentation de la chasse : Lathon avait
trouvé la tête de Chrysomallus le 26 décembre
1997, et c'est à l'endroit où il l'avait trouvée qu'il a ensuite enterré
la clé. Or, le jour de sa découverte,
le soleil s'était levé sur le Mt Grossmann à 8 h 24 m, heure civile. (Source
: Bureau des Longitudes, Ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et
de la Technologie.) Le premier rayon du soleil n'ayant frappé Lathon qu'à
9 h 24 m, soit une heure plus tard, il fallait s'interroger sur les raisons
de ce retard. La réponse était évidente : Lathon se trouvait forcément
quelque part à l'ouest du Mt
Grossmann, donc dans
son ombre. Compte tenu que la hauteur du Mt Grossmann était indiquée
à 986 mètres sur la carte, et
sachant que le premier rayon de soleil avait touché Lathon à 9 h 24 m (soit 8 h 24 m, temps universel), le chercheur devait déterminer
l'angle du soleil dans le ciel, ce qui lui permettait de calculer la longueur de
cette ombre (importante pour la suite), puis la position de cette ombre compte
tenu de l'azimut du soleil. Quand le soleil se lève, il est au ras de
l'horizon, et l'ombre qu'il produit en heurtant n'importe quel obstacle est théoriquement
d'une longueur illimitée. Au fur et à mesure qu'il monte dans le ciel, cette
ombre se raccourcit. Sur le mont Grossmann, ce jour-là, une heure après son
lever (soit à 9 h 24 m, heure à la
montre), le soleil se trouvait à 6°
54' dans le ciel, c'est-à-dire 6,9°.
(Source : Bureau des Longitudes.) Note : pour trouver l'heure du
lever du soleil le 26 décembre 1997 et sa position dans le ciel, le chercheur
devait faire quelques recherches. Mais ces données étaient immédiatement
disponibles via le serveur minitel du Bureau des Longitudes, 3615
BDL, ou sur simple appel téléphonique. Idem, pour obtenir les coordonnées
les plus proches du Mt Grossmann, il pouvait consulter le serveur minitel de l'IGN en chiffrant le 08 36 29 01 29, et trouver par exemple la
localisation des points géodésiques de Wisches,
clocher et borne, respectivement à 7° 16' E, 48° 30' N ; et 7° 14' E, 48°
30' N. Puis, en retournant consulter le service télématique du Bureau des
Longitudes 3615 BDL, il pouvait
introduire soit les coordonnées de Wisches
(et il obtenait 6° 58' pour la position du soleil), soit utiliser l'option par
défaut, c'est-à-dire la ville de Schirmeck
dans le Bas-Rhin (longitude 7° 12' E, latitude 48° 29' N), et obtenait alors 6°
57' (au lieu de 6° 54', position
exacte). Les coordonnées précises du Mt Grossmann sont : longitude 7° 13'
22'' E, latitude 48° 33' 33''N. Mais une telle précision n'était pas nécessaire.
(Voir plus loin : «Rattrapage des imprécisions».)
La longueur de l'ombre se calculait de la manière suivante. Soit a
= l'altitude du Mt Grossmann (986 m), O
= la longueur de l'ombre, R= l'angle de 6° 54' (6,9°). Tangente
R= a / O. D'où O
= a / tg
R. Soit O =
986 / 0,1210132967651 = 8147,864956648 mètres.
Sur la carte - et compte tenu de son échelle - cette ombre mesurait donc
virtuellement 40,74 mm (soit un peu plus de 4
cm). Pour tracer cette ombre sur la carte en l'orientant correctement, il
fallait tenir compte de l'azimut du soleil, qui était de 42° 28' E, compté à
partir du sud. (Cette donnée pouvait également être obtenue en consultant le 3615
BDL.) En prolongeant cette droite vers le nord-ouest, le chercheur obtenait
la direction de cette ombre, et il pouvait repérer son extrémité, un peu au
sud du hameau du Grand Soldat, point d'où il devait
ensuite compter les distances qui lui étaient données dans la deuxième partie
de l'énigme. (Là non plus, une précision absolue n'était pas nécessaire. Voir
plus loin : «Rattrapage des Imprécisions».) Cette deuxième partie de l'énigme
disait qu'il fallait «passer
par la pointe», c'est-à-dire par la pointe de la corne de bélier
tracée dans l'énigme 18 (Flocourt), puis poursuivre son chemin «jusqu'à l'ultime barrière», c'est-à-dire la limite nord-ouest de
la Moselle, le trait aboutissant un peu au sud-ouest d'Amanvillers.
Là, il devait faire demi-tour et «repasser
par la pointe», soit Flocourt ; puis
marcher «sur l'endroit que je cherchais
et que tu as sans nul doute découvert», soit le sommet de 380 m trouvé à
l'issue de l'énigme 12. (La phrase «avant
d'arriver enfin à l'endroit que je cherchais» figurait en toutes lettres
dans l'énigme 12.) Le texte disait ensuite «là
où tu avais fait halte à l'issue de l'énigme 20», soit St
Médard. L'énoncé précisait : «tu en auras épuisé presque 37». Ce nombre (en réalité 36,69566),
exprimait, en mesures de 23 mm, la somme des distances entre l'extrémité de
l'ombre du Mt Grossmann et Flocourt, entre Flocourt et la limite du département,
entre cette limite et Flocourt, entre Flocourt et le sommet de 380 m, et enfin,
entre ce sommet et St Médard; soit 844 mm sur la carte. (Voir
plus loin : «Rattrapage des imprécisions».) Puis il était dit de «retourner
au point de départ», soit à l'extrémité de l'ombre du Mt Grossmann (et
non au Mt Grossmann lui-même, ce qui aurait faussé tous les calculs suivants).
Arrivé là, le chercheur avait utilisé très exactement
46,17391304347826 mesures (soit 1062 mm sur la carte) pour sa première
boucle. L'énoncé précisait qu'il fallait «compter
4263,4 en tout» : ce nombre représentait la distance
totale que le chercheur devait mesurer sur la carte, exprimée en mesures de
23 mm (soit 98 058,2 millimètres), à partir de l'extrémité de l'ombre. Après
sa première boucle, il avait parcouru 46,17391304347826
mesures, et il lui en restait donc 4217,22608695652174
à parcourir. Pour «épuiser le reste»,
il lui fallait effectuer le même trajet jusqu'à utiliser l'intégralité des
mesures dont il disposait, ce qui représentait 92 fois ce parcours, plus un reliquat de 15,40 mesures (soit 354,20 millimètres). Ceci l'amenait juste après
le village de BECHY.
(Note : pour les besoins de la présente démonstration, ces nombres sont donnés
avec une précision infiniment supérieure à ce qu'exigeait la résolution de
cette énigme.)
RATTRAPAGE DES IMPRECISIONS Le
nombre 37 (donc au maximum 36,99
puisqu'il était spécifié : «presque 37»),
allié aux trois points de repère pérennes et clairement identifiés (Flocourt,
le sommet de 380 m et St Médard)
permettait au chercheur, incertain des données en sa possession, de se «recaler»
correctement lors de sa première boucle. En effet, grâce à ces repères pérennes,
et sachant que la première boucle faisait au maximum 36,99
mesures (idéalement : 36,69), il lui
était assez aisé de localiser l'extrémité de l'ombre du Mt Grossmann. Dès
lors, il pouvait rectifier ses distances en conséquence, gommant de ce fait
toute imprécision ultérieure résultant d'un positionnement inadéquat de
cette ombre.
Si
tu es arrivé jusqu'ici, tu auras bientôt entre les mains des atouts de premier
plan, et le reste ne sera pour toi qu'un jeu d'enfant... Fais un quart de tour
à droite, et sur la carte, avance jusqu'à la prochaine localité.
Ainsi qu'il a été dit précédemment, les mesures effectuées
aboutissaient juste après le village de Béchy.
L'énigme 23 disait : «Fais un quart de
tour à droite, et avance jusqu'à la prochaine localité». Le quart de
tour revenant à changer de direction selon un angle de 90°, le chercheur traçait
son trait jusqu'à la commune de REMILLY,
«la prochaine localité». La phrase
«tu auras bientôt entre les mains des
atouts de premier plan» était une indication sur la façon de décrypter
la dernière énigme, grâce à la liste des argonautes et au nom «Rémilly»,
lequel fournissait le code (voir solution
de l'énigme 24).
Pour
voir la vie en rose, mets-toi au vert !
3. 10. 3. 6. 1. 62. 19.23. 3. 7. 30. 18. 3. 8. 2. 8. 1. 39.2. 3. 11. 5. 28.(5,
19, 7, 11, 12, 27, 2, 11, 16, 7, 35). Maintenant,
tu peux fourbir ta pelle !
Le chercheur devait se souvenir que le texte d'introduction présentant
les Argonautes disait : «tu pourras
solliciter à tout moment les Argonautes. Ainsi qu'ils l'ont fait pour Jason,
CHACUN D'EUX t'apportera son aide». Par conséquent, il fallait se servir
ici des Argonautes qui n'avaient pas
été trouvés jusque-là dans les solutions des différentes énigmes. Rappel :
ceux qui avaient été trouvés étaient au nombre de dix-sept : Acaste, Admetos,
Augias, Calais, Castor, Echion, Héraclès, Hylas, Jason, Lyncée, Mopsos,
Nauplios, Orphée, Pollux, Télamon, Thésée et Zétès. Il en restait donc
trente-quatre : Actor, Amphiaraos, Ancée
(le grand), Ancée (le petit), Argos, Ascalaphos, Astérios, Boutès, Caénée,
Canthos, Céphée, Coronos, Erginos, Euphémos, Euryale, Eurydamas, Idas, Idmon,
Iphiclès, Laerte, Mélampous, Méléagre, Oilée, Palaémon, Pélée, Pénéléos,
Périclyménos, Phaléros, Phanos, Poéas, Polyphème, Staphylos, Thrau, et
Tiphys. Dans ce même texte introductif, les mots «afin
que tu sortes vainqueur de cette épreuve» composaient un indice induisant
également cet ultime recours à la liste des Argonautes, en fin de jeu. Le code
«REMILLY» fournissait des «atouts
de premier plan», c'est-à-dire qu'il fallait utiliser chaque lettre de ce
nom (soit le «R», le «E», le «M», etc.) comme
amorce de comptage lors de sa première
occurrence dans la liste des Argonautes inutilisés jusque-là. Puis il
suffisait de compter un nombre de lettres égal à ce qui était fourni par l'énoncé
de l'énigme pour obtenir la lettre recherchée. Par exemple, en prenant le «R»
de REMILLY : le premier «R» de la
liste des Argonautes inutilisés était celui d'ActoR.
Il fallait alors chercher le 3ème caractère situé après ce «R»,
pour isoler la lettre «P» (dans «AmPhiaraos»).
Cette lettre «P» était par conséquent
le premier caractère du texte décrypté. Ensuite, il fallait utiliser le «E»
de «REMILLY», et repérer le premier «E» suivant «Amphiaraos»
: il se trouvait dans «AncEe». De là,
il fallait compter 10 lettres pour trouver «O»
(dans «ArgOs»), qui devenait de ce
fait la seconde lettre du texte décrypté. Puis le chercheur utilisait le «M»
de «REMILLY» : le premier «M»
suivant «Argos» était celui de «EuphéMos».
Le chercheur comptait alors 3 lettres et tombait sur «E» (dans «Euryale»). Ce
«E» était la 3ème lettre qu'il
fallait trouver, et ainsi de suite... En comptant de cette façon les lettres
des noms des Argonautes - et une fois arrivé à la dernière (soit le «S»
final de «TiphyS») - il fallait poursuivre ce compte en revenant au début de
la liste des Argonautes (soit le «A»
de «Actor»). Par cette progression répétitive
au travers de la liste des Argonautes - et compte tenu qu'il y avait en tout 35
nombres à décrypter - le chercheur utilisait cinq fois les lettres du nom «REMILLY»
comme code. De la sorte, et en épuisant tous les caractères de l'énigme, il
obtenait : POEME
HUGO A UN PAS HELLENE A L (UN TROIS HUIT). La phrase
«pour voir la vie en rose, mets-toi au vert» était une indication quant
au lieu qu'il fallait localiser, c'est-à-dire une forêt. Cette forêt était
la grande FORÊT DOMANIALE DE REMILLY,
aussi localement connue sous le nom de forêt de
«Hémilly», à l'est de la commune de Rémilly (qu'il ne fallait pas
confondre avec la petite forêt portant le même nom, au sud de Faulquemont).
Cette forêt est traversée par la D 74, laquelle croise la route forestière de la Poudrière. Il fallait emprunter cette dernière
du coté Est de la D 74, et parcourir 1275 mètres jusqu'à l'arboretum qui se
trouve du côté gauche. Là se trouve un panneau, parfaitement visible depuis
la route forestière de la Poudrière, portant le texte suivant :
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et m'aime !
La phrase finale, entièrement décodée, donnait :
POEME HUGO, A UN PAS HELLENE, A L'EST NORD-EST.
La clé du Trésor de Malbrouck était enterrée à une profondeur de 30 cm,
dans la forêt domaniale de Rémilly, le long de la route forestière de la
Poudrière, à 1275 mètres à l'est de la D 74 ; et à 74 cm en direction Est
nord-est d'un panneau planté en lisière d'un arboretum, et sur lequel est
gravé un poème de Victor Hugo.
La clé était dans une boîte en bois vieilli, et scellée par un ruban rouge
maintenu par cinq cachets de cire portant l'empreinte d'une ancre de marine qui
symbolisait le navire Argô. Cette boîte était protégée par deux couches de
polyuréthane noir, par quatre couches de toile imperméabilisée, et par un
film plastique adhérant et étanche. A l'intérieur de la boîte, avec la clé,
se trouvait un billet calligraphié en anglaises :
Bravo ! Tu viens de réussir ce que
beaucoup de chercheurs ont rêvé d'accomplir : trouver la clé donnant accès
au trésor de Malbrouck. C'est un exploit extraordinaire, car je ne t'aurai rien
épargné pour compliquer ta quête ! Afin que la remise officielle du trésor
puisse être organisée, il ne te reste plus qu'à téléphoner au (numéro
réservé) pour informer le Conseil Général de la Moselle de ta victoire
sur mes énigmes. Afin que ton interlocuteur ait la preuve de ta découverte, tu
devras prononcer les mots Hellé et Phrixos,
mots qu'il est le seul à connaître.
Lathon.
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La remise de la Tête de Chrysomallus les photos
et légendes par AL-CAB et DEVIN
|
Article de 'Edition électronique du jeudi 20 janvier 2000 avec l'aimable autorisation de Christian Morel du Républicain Lorrain.
Lorraine L'Actualité
"Le bélier de Malbrouck" n'est pas leur première découverte. Ils
ont déjà empoché les pièces en or -des napoléons- de la "Chasse de
l'Empereur" et la coquette somme de 100 000 francs avec un jeu organisé
par un magazine national. Jacques se souvient en riant avoir traversé Paris
avec ses "napoléons" cachés dans une bonbonnière.
"Nous considérons que le "Trésor de Malbrouck" est l'un des
jeux les plus difficiles auxquels nous avons participé. Deux énigmes nous ont
fait souffrir, la 12 et la 22. La première concernait une pyramide composée de
noms de communes. Il fallait calculer la distance séparant le village de
Villers-Stoncourt d'une commune "inconnue". En faisant preuve de
sagacité, il fallait arriver à Morville-sur-Nied. La seconde consistait à
trouver la longueur et la direction de l'ombre produite par le soleil sur le
Mont Grossman qui est le point culminant de la Moselle, un certain jour et à
une certaine heure. Trois paramètres cachés étaient à réunir"
racontent Alain et Jacques dont les épouses, présentes hier à Manderen,
avouaient se piquer parfois au jeu en aidant leurs maris dans la recherche
d'indices dans leur documentation personnelle qui dans les deux cas n'a pas été
constituée au fur et à mesure des "chasses". L'intuition féminine a
souvent été de bon conseil. "Nous étions déjà avant ces jeux, des
passionnés de culture générale avec un attrait pour les beaux livres. Ce qui
aide beaucoup".
Renseignements pris, cette énigme 22 a éclairci les rangs des
"inventeurs" puisque dans sa solution il est question d'une précision
de 354 millimètres amenant les concurrents non loin du village de Béchy.
Reste à savoir ce que ces deux heureux gagnants
vont faire de cette magnifique tête de bélier en or massif. Pas question
d'appliquer le jugement de Salomon en la tranchant en deux. "Nous allons
faire appel à un commissaire priseur parisien. Il y a certainement dans le
monde des collectionneurs de têtes de bélier assez riches pour s'offrir une
telle pièce unique, travaillée par un orfèvre mosellan de renom international",
ajoute Jacques qui, une fois rentré à Paris va s'intéresser à la traque d'un
autre trésor répondant au nom de code "Félix". Jacques profita même
de ses remerciements pour solliciter un certificat d'authenticité et de propriété.
On ne sait jamais sur la route du retour vers la capitale avec un contrôle de
la force publique.
Quant à rechercher des "butins" plus connus et plus anciens comme
celui des Templiers, Alain, ne se sent pas de taille à s'attaquer à cette légende.
Il faut beaucoup de moyens financiers et matériels. Il est même possible que
cette histoire ne soit véritablement qu'une légende. Malbrouck: c'est du
concret.Par ailleurs, pas question non plus d'aller chercher la fortune à l'étranger.
La France suffit.
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Lorrain 1999
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La remise de la Tête de Chrysomallus en images
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Arrivée
au Château de Malbrouck.
Claire est émerveillée ! |
| Le
Duc de Marlborough…
plutôt sinistre ! |
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L’entrée
monumentale :
« Alain, tu as la clé ? » |
| Ouf ! C’est la bonne clé ! | ![]() |
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Nous
sommes reçus par
le Directeur du Château. |
| Direction
la Taverne :
on va arroser ça ! |
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La
vitrine, contemplée par
plus de 100 000 visiteurs. |
| Chrysomallus, en personne. | ![]() |
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Ce n’est pas le mauvais bougre, en fait… |
| Il paraît même très sympathique ! | ![]() |
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CRUSOMALLOS
KRIOS :
Bélier à la Toison d’Or. |
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Avec
le Président du Conseil Général. qui
en veut ?
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La
remise du trophée :
ça bouge ! |